Impatiente, je me réveille avec la tête remplie d'un sujet d'écriture et je suis devant mon écran et j'écris le matin de peur de l 'oublier. Le matin, toujours le matin, les phrases coulent de mes doigts, comme tout ce que je m'oblige de faire le matin, facilement; après le déjeuner c'est la sieste de madame et le reste de la journée est perdue par manque d'initiative et est réservée que pour jouer: lézarder, feuilleter, surfer sur le net, faire mes courses, me faire à manger, me promener, faire un peu de ménage, pffff, n'exagérons rien: l'entretien! -- je ne fait plus rien de tout cela, je ne fais qu'écrire et, laborieuse, je corrige les textes, des textes de ma vie pleine de péripéties-- je ne corrigerai plus rien, je ne douterai plus, je ne me pose plus des questions!!!
Oui, je ne fais que peu, très peu de chez peu de chez peu de tout ce que je faisais avant et cela depuis que j'ai commencé un blog pour aider une amie et pouvoir lui laisser des commentaires sur le sien.
J'ai écrit une première entrée sotte pour amorcer mon blog et puis un Clic! et presque tous les jours un autre Clic! et depuis trois semaines je me jette devant mon écran et je tape comme un robot ce qu'un Clic ! m'ordonne pour alimenter un blog et je passe tout le reste de mes journées à corriger entre autres erreurs dans les textes: les le et les la comme les un et les une, le féminin et le masculin et ses non-entendements qui sont des accordements et resteront des vraies mystères pour moi.
Je suis, comme je suis avec tout, trop délurée, trop exagérée, trop ... ??? trop-trop de chez trop , qu'aujourd'hui, inquiète, dans le miroir de mon couloir, je regarde un visage pâle des journées passées devant un écran; je suis trop impliquée dans tout ce que j'écris -- j'ai le visage pâle, fatigué et mal nourri sans même subir des péripéties dans ma vie sédentaire bordelaise et depuis peu bordélique ... ah, les plaisirs de la langue française si nuancée et enjouée et cruelle ... subie sous le joug aussi des mésententes passionnelles meurtrières.
Je m'amuse ...
J'éclate de rire en me regardant, j'avais des yeux calmes, le visage rayonnant de santé avant. Il faut faire autre chose, me calmer un peu, reprendre des activités d'avant, peindre peut-être? mais ... je n'ai même plus une tube de bbbbblanc.
Sur la tête de Zooey qui se sent négligée et se contente de dormir sur un coussin entre mes bras devant cette satanée écran (dixit Zooey), je jure solennellement avec la main sur sa petite tête que la semaine prochaine je serai plus raisonnable et que je traverserai le Pont de pierre à pied avec elle; non , que je la porterai: la bibiche a peur de l'eau qui coule dessous... nous partirons à l'aventure ... s'il ne pleut pas bon sang.
Je m'excuse ...
J'irai sur la rive gauche, Zooey, avec toi et j'achèterai cette tube de blanc qui manque dans la pagaille sur ma table de peinture et je m'arracherai à mon écran après avoir publié mon texte le matin, moins de textes et plus tous les jours!!! et je les corrigerai plus !!! et je laisserai la joie à mes fôtes de danser une ronde et de tomber de l'écran si elles en ont envie... enfin...
C'est ça ou périr.


c'est un peu triste de passer mon temps à retirer des commentaires envahissants et volontairement, me semble-t-il, sans intérêt, c'est décourageant.
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