Qui êtes-vous ?

Ma photo
Une franco-américaine résidant en France qui souvent se prend les pieds dans notre noble langue pour les poser dans un plat... mes origines? côté maternel je suis le résultat d'un contact trans-océanique d'un allemand avec une moluquaise, indigène d'une île matriarcale dans un archipel nommé Ceinture d'émeraudes ... simple ...pffffff... Dali m'inspire et je me suis plongée parmi les poissons ...

mercredi 30 juin 2010

Pour Cristina en réponse à un texto, de ... Utah?  enfin,  je crois  ... maman si contente que tu t'amuses ton blog tu fais autre chose aussi xox????
(Sent by iPhone)




Zooey à l’air d’un dragon de l’ile de Komodo (pour elle un bain est prévu aujourd'hui).











Mon chez moi a besoin de mon indéfectible  attention  (hier soir j’ai  défait  et bouleversé cet  univers paisible pour   le nettoyage de printemps en été ... aujourd'hui) 










J’ai mis un tablier  pour m’encourager et ne pas oublier quel genre de personnage j’interprète  aujourd’hui ... au ciel  Molière et Shakespeare hurlent de rire et Molière dit à son copain que c’est vrai, cher ami,  le monde n’est qu’une scène de théââââââtre, bon sang de bon Dieu! 










J'ai fait Planète  Cristina avec tes bras plein d'amour pour tes petits, ton homme et pour moi (je le sais).





P.S. Tes arrières grand-parents, Fritz & Fransina m'attendent sur ce blog demain et @Cristina:  xox back.


mardi 29 juin 2010

Fritz & Fransina (1)

Je regarde le Qui êtes vous? de mon profil où j’ai rajouté quelques lignes explicatives étant   soudainement motivée  de raconter le rencontre de ces deux êtres exceptionnels et romanesques, mes grand-parents  maternels, Fritz et Fransina.


Fouiller dans le passé n’est pas ma première prédilection   mais ils ont vécu une vie  remarquable,  ponctuée  d’événements poignants qui illustrent  une époque coloniale si lointaine aujourd’hui;  pour eux ce n’est que le quotidien. 


Je suis fière d’être l'héritière de  certains de leurs  gènes, si  nécessaires pour  s’adapter, survivre, parfois vaincre, toujours  accepter  ses défaites, accepter  ses propres  limites aussi dans un monde de plus en plus compliqué.


Alors, je raconte la rencontre de Fritz & Fransina.






1898, un homme  ...

Le bateau s'approche d'un île dans les Moluques avec à bord des militaires coloniaux sensés surveiller et lutter contre les révoltes qui se soulèvent régulièrement un peu partout dans l'archipel -- c'est une tournée de routine.

Lui est Chef d'orchestre. Un homme rêveur,  allemand bourgeois qui a refusé de devenir  avocat ou médecin comme ses frères dans sa Prusse natale;  lui, il ne voulait qu'écrire des  valses, il ne voulait que de la musique dans  sa vie.

Quand sur décret paternel le conservatoire lui fut refusé, il coupa les ponts et après quelques années d'errances en haute mer sur les vaisseaux de la marine marchande, il a débarqué à Batavia aujourd'hui Djakarta et il s'est fait intégrer dans l'armée néerlandaise coloniale comme ... Chef d'orchestre.

Sous-officier, figure imposant dans son uniforme blanc et strict de militaire, taillé à sa mesure d'un mètre quatre vingt dix-huit,  il est maigre, les cheveux en brosse, les yeux doux de myope, toujours  étonnés et un peu effrayés derrières les petits verres ronds de ses lunettes.

Il ne connaît peu encore   de cet archipel que les coloniaux ont baptisé les   îles  d'émeraudes, plus poétiquement encore, la  Ceinture d'émeraudes ... mérité, si mérité il rêve.

Célibataire,  il est en déplacement continu avec les troupes;  sa musique se fait sous les cocotiers sur les plages, sur les ponts des bateaux et en traversant la jungle dirigeant son orchestre en agitant son bâton à la tête des troupes et le bras levé haut:  il règle ainsi l'avancée  militaire pour étouffer une énième révolte et, aussi, pour  impressionner les indigènes, pour lesquels  c'était souvent  du jamais vu ni entendu d'un tel spectacle avec une  mise en scène si incongrue. Dangereux aussi pour celui marchant en tête, sur l'ordre d'un officier, gracieusement flanqué de deux indigènes sensés le protéger.

Il a vingt-cinq ans, son avenir est assuré --   les coloniaux sont convaincus que la musique aide à entretenir le moral des troupes et les soulèvements ne sont pas prêts à diminuer -- il lui reste même le temps d'écrire ses valses quoique ... un piano lui manque parfois ...


à suivre ...


Que je suis lasse de corriger mes fôtes et il en en restent
et restent
                                 et restent
                                                   et rest-
                                                              ent ...
Cri de désespoir...
Comment éviter de parler comme un livre?
Dieu, que les fôtes me protègent de me prendre aux sérieux
Amen
                                              



                                                      

lundi 28 juin 2010

Mon GPS.



J’hallucine ce lundi matin, c’est trop, il y a trop de  bizarreries dans ma vie.
Un week-end pas exactement cadeau, mission ratée.

Il faut quand-même que je me retrouve dans la campagne bordelaise, que je prenne ma voiture pour explorer.  Mon quartier m’offre tout dont j’ai besoin, même le tramway à deux minutes à pied pour m’aventurer rive gauche, mais je reste intra-muros et,  j’ai  quand-même une voiture, vieille et cabossée soit-elle.   Donc, pour partir explorer  j’ai commandé un GPS.

Il y a,  je découvre, un service dans un bureau de tabac à deux pas de chez moi pour y pouvoir  récupérer mon colis. C'est vendredi et l’annonce par email est  là et je cours chercher mon GPS.

 Avec le petit colis sous le bras je me suis assise sur une terrasse sur la Grande place.

Devant une tasse de café allongée (longtemps je disais rallongée ou est-ce le contraire?)  et je l’ai ouvert mon petit  colis  et voilà mon  GPS pour me libérer de mes angoisses si souvent vécues, fini de me perdre partout et,  vu le prix de l’essence, sauvée! --  mon GPS va donc me faire des économies, je peux partir ce week-end et vite, vite,  j’ouvre la boîte  pour contempler cette merveille magique. Hm, very very!   compliqué  ce machin et de surcroît  je réalise catastrophée, mon allume-cigare? pour le ... brancher? ...   est sans jus! ... j’ai négligé de le faire remettre en fonctionnement,  l’allume-cigare  ...  si fière de son manque d’utilité:    il est obsolète because, moi,  je me suis arrêtée de fumer ... quelle idée!!!

Je  range mon GPS dans sa petite boîte et je le  jette désespérée   dans mon cabas suscitant une question amusée d’une table voisine:

 - Tant de frustration??  je suis une ace de l’électricité, madame! Vous avez quoi là?

Il a donc tout enregistré rien qu’en m’observant??

Bon, j’explique. Le petit jeune m’offre de venir l’installer, il est électricien  et il  fait un job  sur le Pont de pierre  et peut -il me dépanner? et  il  me sourit d’une bonne bouille entreprenante.

- C’est moins cher, madame, un tiers du prix que vous demandera un garagiste!

- Ok,  ma voiture est garée devant chez moi à deux pas, et nous partons ensemble.

- C’est facile, il m’annonce, tout marche, ce n’était qu’une question de fusible et  j’en avais dans mon sac!  et, il continu en  me sermonnant gentiment

- Vous n’avez pas de boîte avec des fusibles? --  j’ai cherché partout dans la voiture,  c’est obligatoire, madame!

Pleine de reconnaissance et de bonheur je regarde l’écran de mon GPS s’allumer.

- Merci,  Michaël!  et  dix euros plus tard, il repart tout content, moi je l’est  aussi.

Samedi   je l’ai joyeusement  branché,  mon GPS:   l’écran s’est allumé  et  je lis des caractères franchement flippant  tandis qu’ une voix charmante  me dirige :  je crois bien que c’est en grec ou en turc!!!???

Ce week-end je vais le programmer mon navman (navigation manager? zut alors) mais d'abord il faut imprimer 299 pages d'un manuel téléchargé pour être sure en français ET en anglais.

Chouette: que du bonheur en vu ce week-end!

samedi 26 juin 2010

Punctum: les pleureuses à gages.



Sur la photo  les chimpanzés ont l'air de tristement s'attrouper spontanément    pour respectueusement payer leurs adieux à l'une des leurs ... preuve qu' ils ressentent la tristesse;  ils sont endeuillés,  silencieux  ... c'est rare car les chimpanzés, on nous enseigne tristement,   communiquent sans cesse bruyamment.

Un copain anthropologue, qui a comme spécialité  l'anthropologie physique (physical anthropology?) et étudie activement le comportement des chimpanzés et leur QI  est intrigué par cette photo et l'article l'accompagnant que je l'ai envoyés, et il a fait ses recherches.

Il s'avère qu'avant la prise de cet image   les chimpanzés si tristement attroupés s'amusaient avec   le corps inerte de leur malheureuse copine décédée parmi eux;  un cadavre qu'ils ont tiré, cogné, secoué  et autrement malmené pour finalement  s'en détourner et ceci sans manifester l' ombre d'un  regret...

Grâce à un copain   j'ai compris qu'il s'agit  de chimpanzés ...  curieux et ne pas de chimpanzés endeuillés.   Des singes curieux se demandant ce que c'est sous la  couverture  que  l'humain roule vers eux  dans une brouette??   

Pour faire bien voilà une photo journalistique  des chimpanzés transformés  en pleureuses à gages,  envoyés à mes amis  par ma pomme ainsi que par des millions d'autres à leurs amis  pour nous faire pleurer un peu plus dans nos chaumières chacun devant sa  boîte aux lettres électronique.

Un chimpanzé mort, c’est triste, certes, surtout pour ceux qui s'en sont occupés avec amour mais faut-il en rajouter et présenter comme preuve une simple observation, fallacieuse de surcroît ?

Temps de s'aérer ce week-end après avoir cliqué sur mes poissons rouges pour les alimenter ...

vendredi 25 juin 2010

Chanson pour mon GPS (1)

Les bruits superflus du foot.

Le drame de la défaite de nos Bleus me replonge dans des souvenirs en tant qu’épouse d’un mari qui exaltait l'Art de la Homemaker et fils vénéré  d’une mère, une sacro-sainte  femme au foyer si capable.

Mes maladresses étaient provoquées  soit au fait d’être ignare de tout concernant ce noble Art  soit dues à la nervosité m’empressant de montrer à ma belle mère que j’étais digne d’être l’épouse de son fils et loin d’être une femme qui ne savait guère peler une patate correctement.

Il m’arrivait donc assez souvent de laisser échapper de mes mains maladroites  une tasse, un plat ou une vase (en rangeant des fleurs offertes à cette dame si experte) .... cette ... persifleuse ....   pernicieuse claronnait à la ronde qu'encore une fois "elle valse  dans d’autres sphères au lieu d’utiliser  sa tête pour  diriger ses mains!" ... ce qui n’était pas mal vu, admettons.

Après un drame de casse je balbutiais  mes “excusez-moi”  et mes
“Oups! j’en suis vraiment, vraiment   désolée.”  et je m’exécutais à balayer et à ramasser sans plus  dans un silence étourdissant mais, croyant quand-même l’affaire bouclée?

Pensons bien que cette dame ne l’acceptait pas! J'ai compris beaucoup plus tard  que  j’aurai du faire beaucoup de bruit chaque fois en me maudissant  infiniment ou, à  me défendre  (Mais, c’est votre vaisselle, madame, si mal rincée! ) et risquer de  provoquer une bataille en français?  Perdue d’avance --   rien de tout cela mais  espérant  que  la politesse  fait appel  à l’intelligence.

Son verdict est tombé sévèrement:  je me footais de tout!


jeudi 24 juin 2010

Hommage à Howard Zinn, tardivement.





Hier soir je l'ai écouté sur mon iPod:  j'ai enregistré  beaucoup de  conférences de cet homme si  incroyablement lucide, intègre et simple et je l'entendais dire:

"You can't be neutral in a moving train."

Howard Zinn, historien américain, nous a quitté le 27 janvier 2010, en voyage à Santa Monica.


Je ne le savais pas en continuant de temps en temps d'écouter cette voix raisonnablde, souvent drôle: pour me recentrer quand le news devient trop angoissant et incompréhensible.

J'ai appris sa mort récemment, hier soir je l'ai pleuré avant de m'endormir.








mardi 22 juin 2010

Nos tableaux.




Mon amie de mes années d'adolescente, aujourd'hui artiste peintre, m'a fait cadeau d'un tableau qu'elle a peint. Toutes les deux et en même temps et sans se mettre d'accord, nous nous sommes plongées dans la peinture récemment, moi périodiquement et en dilettante;  elle, depuis peu sans avoir touché  à ses pinceaux si longtemps  négligés dans une  vie prioritaire autrement -- elles les a repris  avec du  talent et constamment.

Nous nous sommes perdues de vue pendant quarante ans, nous nous sommes retrouvées, nous avons comparé nos vies  et nous avons vécu et continuons de vivres des vies  si semblables, séparées mais  parallèlement, toujours complémentaires sans  critique  ni  jugement.

Et voilà nos premières toiles - elle a fait un un oiseau imaginaire avec des plumes comme sur les têtes des indiens  et moi,  j'ai peint les pigeons bordelais de ma vraie vie... les  voilà exposées sous les masques funèbres    d'un vieux chief indien et son squaw, les toiles de Henny et moi.

Il faut changer le décor mural et faire de la place dans mon boudoir  (nos  chambres, l'endroit de  notre prédilection depuis nos vies d'ado  pour lézarder, discuter, rêver aussi;  nous  continuons  à la  nommer ainsi car nous avons toujours un petit salon dans un coin, la musique et  puis la télé aussi...  et la Traviata hier soir pour ma Fête de la musique!)  -- nos toiles seront donc accrochées dans mon boudoir pour se tenir compagnie -- une de ses premières   toiles,  je l'ai  reçu aujourd'hui.









A gauche  une toile de Henny Schütz, artiste peintre.
A droite ... mes pigeon, je sais, je sais, un pigeon c'est c..

lundi 21 juin 2010

La Fête de la musique.


Mais, aujourd'hui c'est la Fête de la musique!

En écoutant les informations pleurant la défaite des Bleus, je me dis que tout a vraiment changé  et la générosité  a pris un sacré coup de ballon dans les fesses .

Il me semble que nous sommes de plus en plus une culture mondiale  qui ne cesse de crier moi-je-moi-je-moi-je et eux ils-ils-ils  ... et que nous oublions que l'on doit payer tous un jour. Mais au moins est-ce que l'on le  sait?  oui, oui, certes!   quelqu'un doit payer!   mais on  s'en fiche qui doit payer sauf si on nous demande  de le faire -- à qui? à moi? et nos acquis, alors? faire marche arrière?

Le réveil  pour  nos fonctionnaires,  nos haut-fonctionnaires et  le monde   corporatif, les sportifs? (en perdant, respectons le protocole!)  sera  rude un jour car ils sont obligés de faire face et perdre la face et  obligés de  vivre de se faire ôter certains privilèges  suite à la paupérisation mondiale;  beaucoup le vivent  déjà et sont déjà démunis, pour les autres le compte à rebours vient de s'amorcer.

Il faut mieux être artiiiiiste et vivre heureux ...

Pfffff ... assez de ruminations matinales aujourd'hui:  c'est la Fête de la musique et moi-je-moi-je-moi j'y  vais avec Zooey, c'est promis!   et nous traverserons le Pont de pierre pour aussi écouter de la musique  sur le quai de la  rive gauche, se  faire du bien ce lundi ensoleillé  jusqu'au tard ce soir  et au diable la lessive ...


samedi 19 juin 2010

Remise en question.


Impatiente, je  me réveille avec la tête remplie d'un sujet d'écriture  et je suis devant mon écran et j'écris le matin de peur de l 'oublier. Le matin, toujours le matin,  les phrases coulent de mes doigts, comme tout ce  que je m'oblige de faire le matin, facilement; après le déjeuner c'est la  sieste de madame et le reste de la journée est perdue par manque d'initiative et est réservée que pour jouer: lézarder, feuilleter, surfer sur le net, faire mes courses, me faire à manger, me promener, faire un peu de ménage, pffff,  n'exagérons rien:  l'entretien!  --   je ne fait plus rien de tout cela, je ne fais qu'écrire et, laborieuse,  je corrige les textes,  des textes de ma vie pleine de péripéties--  je ne corrigerai  plus rien, je ne douterai plus, je ne me pose plus des questions!!!

Oui, je ne fais que peu, très peu  de chez peu de chez  peu de tout ce que je faisais avant et  cela depuis que j'ai commencé un blog pour aider une amie et  pouvoir lui laisser des commentaires sur le sien.

J'ai écrit une première entrée sotte pour amorcer mon blog et puis un Clic! et presque tous les jours un autre Clic! et  depuis trois semaines je me jette  devant mon écran et  je tape comme un robot  ce qu'un Clic ! m'ordonne  pour  alimenter un  blog et je passe tout le reste de mes  journées  à corriger entre autres erreurs dans les textes:  les le et les la comme les un et les une,  le féminin et le masculin et ses non-entendements  qui sont des accordements  et resteront des   vraies mystères pour moi.

Je suis, comme je suis  avec tout,  trop délurée, trop exagérée,  trop ... ???  trop-trop  de chez  trop , qu'aujourd'hui, inquiète,   dans le miroir de mon  couloir, je regarde un visage  pâle des journées  passées devant un écran;  je suis  trop impliquée dans tout ce que j'écris -- j'ai le visage pâle,  fatigué et mal  nourri sans même subir des péripéties dans ma vie sédentaire  bordelaise et  depuis peu  bordélique ... ah, les plaisirs de la langue française si nuancée et enjouée et cruelle ... subie sous le joug aussi  des  mésententes passionnelles  meurtrières.

Je m'amuse ...

J'éclate de rire en me regardant, j'avais des yeux  calmes, le visage rayonnant de  santé avant. Il faut faire  autre chose,  me calmer un peu, reprendre des activités d'avant, peindre peut-être? mais ...    je n'ai même plus une tube de bbbbblanc.

Sur la tête de Zooey qui se sent négligée  et se contente de dormir sur un coussin entre mes bras devant cette satanée écran (dixit Zooey), je jure solennellement avec la main sur sa petite tête  que la semaine prochaine je serai plus raisonnable et que  je traverserai le Pont de pierre à pied avec elle;  non , que je  la porterai: la bibiche a peur de l'eau qui coule dessous... nous partirons à l'aventure ...  s'il ne pleut pas bon sang.

Je m'excuse ...

J'irai sur la rive gauche, Zooey,  avec toi  et j'achèterai cette tube de blanc qui manque dans la pagaille sur ma table de peinture  et je m'arracherai à  mon écran après avoir publié mon texte le matin, moins de textes  et  plus tous les jours!!!  et je les  corrigerai  plus !!! et je laisserai  la joie  à mes fôtes de danser une ronde  et de tomber de l'écran si elles  en ont envie... enfin...

C'est ça ou périr.


Mon inépuisable jarre de Jérusalem.




Mon  quartier est fièrement populaire, se rafistole et rêve de  devenir Chic un jour. Mon quartier est si convenablement délabré,  multiracial, convivial  aussi, nonchalant -- Multi-Tout en fait  où l'opéra et le rap se mélangent sortant impudiquement  de ses fenêtres ouvertes;  je l'aime,  mon quartier comme j'aime  la  puissance de son nom:  Bastide.

En buvant mon café matinal dans mon petit loggia,  j'entends une interminable plainte monter  des arbres en bas. La litanie d'une voix triste et monotone me traverse d'abord et continue  son trajet et  traverse les  appartements -- se répand sans doute  dans la rue sous nos  fenêtres, me rappelant un cauchemar.

Une nuit la porte de la chambre s'ouvre. Je vois une toute petite vieille trébuchante qui se rapproche du lit. Elle porte   un tissu blanc couvrant ses pieds et  cachant sa tête;  blanc aussi  le  lin du   bébé emmailloté dans ses bras.  Tendrement elle pose le bébé  contre ma  joue sur l'oreiller, elle est une plume qui passe de l'autre côté de  mon corps figé et  elle s'agenouille en serrant  sa poitrine cette fois et elle se penche et  elle se cogne  la tête sur les draps de mon lit  se berçant doucement avec son propre chant monotone presque sourd de douleur  ...

Me croyant  réveillée,  je sais que c'est un bébé mort qu'elle pleure avec tant de  chagrin pour que je sache. Mais quoi? Je ne sais  pas comment l'aider, je ne peux pas l'aider, je  suis figée au contact de ce petit corps froid contre ma joue,  je suis glacée par son chant. Je tente en vain d'ouvrir ma bouche, pour lui parler, lui consoler,  me détourner aussi, de crier au secours pour réveiller le corps inerte d'un mari qui dort -- pour moi l'interminable lutte contre la peur s'en suit.

Réveil enfin et  libérée je cours sur le  petit balcon de la chambre chercher  un peu d'air, me rassurer.  La  dôme dorée de l'église copte est toujours  là et je la regarde   briller sous une  lune apaisante.

Jérusalem?  construite et reconstruite couche par couche par des fils et des filles du monde entier, je pense, sans cesse détruite aussi comme une mariée trop convoitée juste bonne à  se faire malmener.   Chaque fois ses souvenirs sont enfouis dans  ses profondeurs pour se faire  reconstruire avec des ruines laissées par des sièges vécues des siècles passés;   ses  murs ont vu des larmes, ses  pierres sont toutes  tachées de sang, mais ce n'est que la beauté que l'on chante d'une ville   où tous se brûlent au fer rouge de l'amour ou  de la haine ou se font brûler en y croyant.

Jérusalem, déguisée en vieille grand-mère voûtée?
A-t-elle  pleuré sa vraie vie le temps de mon cauchemar?

Soudaine triste et inquiète, l'incessante plainte qui monte des arbres  me glace. Je l'ai déjà entendu dans un cauchemar à Jérusalem.





vendredi 18 juin 2010

Clin d'oeil.

Pour ma famille, les amis, ceux et celles qui parlent ou  comprennent l'anglais en vous remerciant pour vos commentaires par email et de surtout continuer de le faire pour m'encourager  -- thank you guys, 'sieurs dames  et merci beaucoup! 

Il est 10:00 du matin à Bordeaux,
je me sens mutine.


 Petites annonces:

Cultured gentleman, mature, congenial, refined,
Philosophical background, idealistic by nature,
Fond of music, sense of humor, scintillating mind,
Introspective, shy, shy as some small forest creature,
Invites exchange of views with feminine counterpart,
Discerning, amiable, unselfish young lady who shares
His deep interests and, in communing with a lonely heart,
Will not be frightened off by a few gray hairs.

Middle-aged woman, personable, gracious, loving fun and life,
Sophisticated, independent, with unslacked curiosity,
Partial to the pursuit of happiness, having had enough
Of convention and Lenten fare, unencumbered, fancy-free,
Seeks adventure via correspondence,
Easement, margin where time now cramps and pinches,
Diversion, experience, warmth, abundance
Where life has denied, sitting on its thin haunches.

Solitary young or old introvert, disillusioned, cynical,
Educated beyond edurance, bored, bored, bored,
Versatile, intelligent, creative, highly original,
Hopeful of striking responsive chord,
Desires letters from fellow-iconoclast,
Seeks escape from tedium's dominium,
Invites the piquant, the provocative, the unexpressed,
Desires -- Arcades ambo -- a lost soul's companion.

Invites, seeks, desires -- the sleazy words stick in the craw!
Where are the desperate words, the words to compel and enjoin?
Alas, those victims of a kind of Gresham's law
Have been driven into hiding by this debased coin.
Seeks, invites, desires! Will these words penetrate,
Touch, arouse? Oh, will someone hear
Before too late, too late, too late, too late,
Becomes a deafening clamor in the ear?

~ Samuel Yellen ~
as published in one of  The New Yorker books of poems.

P.S.
Thank the Lord I never met a gangster, I would've been his moll
Too bad I never met Valentino in his tent, I would have been
his  danseuse érotique, comme Garbo in 1931.
I might have been Zelda,  la néerlandaise,
et exécutée par les français en 1917,  à Vincennes.

The world is but a stage, she told me,
and Shakespeare never stops laughing in his grave.


jeudi 17 juin 2010

La vie selon Zooey



La vie n'est qu'une histoire d'IQ et d'EQ ... selon Zooey qui refuse de se retourner et se faire prendre en photo
- Vous n'êtes pas des bêtes, elle me lance en boudant et sévèrement elle poursuit

- L'univers, votre Dieu si tu veux,   a inventé la procréation pour les humains (j'en suis sure! )  pour apprendre à vous protéger surtout de vous-mêmes!  car ce n'est que pendant le début dans vos familles  et parmi vos frères et soeurs (si vous avez de la chance et assez d'intelligence!) dans cet  unique  transparence où vous vous agités visages découverts - parfois d'une manière cruelle  - que les humains apprennent à s'améliorer et s'armer pour avancer et   ne pas trop trébucher en emboîtant  les chemins de vos vies et pas pour ad nauseam   perdre votre temps à  démêler les noeuds dans vos têtes!!! c'est ça votre différence avec les bêtes.

Merci, merci ma toute petite Zooey chipie pour tes très bons conseils ... je  suis coupable ...

- La  pluie, la pluie  s'est arrêtée, c'est moi qui te le dis
- il fait beau aujourd'hui ...  il faut ... non!  j'ai ENVIE  de bouger,   de faire le ménage, de m'alimenter et de te promener, petite Zooey Gossip Girl dans ton harnais de vedette parachutée de Hollywood en visite  sur les quais de la Garonne. 







mercredi 16 juin 2010

Le début ... avec mon premier chien à moi:




De Djakarta à Bordeaux en passant par, qu'importe les villes ..... les chiens que j'ai aimé ... et aussi des maris, des enfants, ceux et celles rencontrés sur mon chemin --  cela va de soi quoique pas toujours évident ni sans nuages.

Ce matin Zooey s'est collée dans mes bras sous une parapluie, la pluie  encore et toujours pour en plus finir. Elle refuse de marcher dans la rue, ne veut pas se mouiller, nous allons rejoindre son buisson favori.

Je retombe en enfance heureuse et émerveillée  face à l'amour d'un chien  et je  me pâme dans cet  amour généreux - à préserver et de la rendre aussi. Des gros chiens m'ont apporté de  la joie  et  la sécurité toute ma vie.

Ma première chienne à moi:
- Peggy dans le pays où je suis née, magnifique setter irlandais, attachante quoique névrosée victime d'une élevage trop intensive et moi, toute jeune fille,  mon premier petit dans le ventre.



- Moby Dick, le Chesapeake Bay retriever, le cauchemar de ma Desperate Housewife  période  qui déboulait de la  butte devant la maison pour chasser  les voisins du trottoir  en bas mais... matelot irréprochable sur un voilier;

- Alex, le gros berger allemand.  Le clan diminué par la mort d'un fils et seule à la maison,  une fois je suis sortie de ma douche en tombant presque de  l'escalier en pierre., folle de chagrin. Toute nue j'ai   couru dans le noir dans la neige du  parc de la maison en hurlant; Alex ne m'a pas laché , il m'a encerclé  en aboyant et avec son gros corps puissant il a réussi à me faire remonter l'escalier;

- Nora, magnifique berger de Beauce qui m'a accompagné sur un petit trajet vers Compostelle, m'offrant son dos et la laisse accroché à son harnais,   elle  me tirait  vers le haut  quand la fatigue  me l'en empêchait; cette  grande duchesse si chaleureuse et musclée --  égarées ce premier jour de marche, j'ai dormi sous la belle étoile  dans ses pattes sous la pluie toute  la nuit.  Elle était  mon garde du corps sans faille derrière le comptoir  dans un bar;




et puis, il y avait aussi une jolie chienne, plus petite pour emmener en avion:

- Kali, échangée contre un bracelet en or quand je l'ai vu dans la poche d'un sherpa  ...   un petit chiot adorable,  un  petit terrier tibétain si farouche aussi et protectrice quand nous vivions à Kathmandou, Paris, Bordeaux et Jérusalem; à Jérusalem, l'incorrigible vadrouillait seule sur le marché de Ben Yahuda, faire ses courses, elle me disait,  dire bonjour à SES marchands et se faire gâter. Elle a trop aimé Jérusalem. A l'abri d'un magnifique église copte elle a choisi de se reposer en paix  dans le jardin de notre apartement jadis refuge  de Haile Selassi en exil.  Peut-être elle gambade avec ses fauves?

et depuis trois mois ...  Zooey,  la mini-mini!

Les rôles se sont inversés,  tout est réglé et archivé,  tellement de pages se sont tournées. Ma vie aussi a changé. Zooey  est choyée, c'est moi qui protège.   Minuscule  chihuahua errant sur les boulevards de Beverly Hills,  était-elle négligée, abandonnée ou perdue - qui sait? -  je l'ai renncontré sur un trottoir à Santa Monica à la recherche d'un toit, sauvée par les dames bénévoles  du Perfect Pet Rescue, si soucieuses de son sort.  Elle est parfaite et elle  ne me quitte plus, elle m'accompagnera  partout...



mardi 15 juin 2010

Eh, ben, à quelle plaisanterie ...


... n'as-tu pas fait référence pour que je comprenne mieux le non sens de la question que tu ne m'as pas posé ?

Et si beaucoup de  nos malentendus se résument au fait que nous nous  arrêtons à  la sainte littérature et que se transforment en irritations le contact avec  les maladresses des soi-disant ignares qui s'expriment en verlan ou, ou simplement l'intolérance pour ceux qui s'expriment autrement ?

Le gros Désiré, casquette bien visée sur son crâne de marchand de bêtes  est venu  planter ses coudes sur mon comptoir,  me regarde d'un oeil experte
- Tiens, l'américaine, tu t'es engraissée, t'es jolie comme la  marguerite !

Comment vas-tu, Claude ?
- Bien, l'américaine, bien,  heureux  comme un petit cheval
qui se meurt dans les bras de sa mère...
- Ca va pas, Claude?
- Si si --   et il lève son ballon de blanc et bois à ma santé.
Je ne l'ai plus vu assis dans son coin, mon petit pépé.
Nous l'avons  tous pleuré à son enterrement la semaine d'après.

- Un kilo de de  bites!  s'il vous plaît?  dis-je,  fière d'avoir trouvé
le mot juste,  le doigt pointé vers l'épicier du village,
devant ses betteraves.
- Elle veut dire betteraves, avance  une  voix tremblante
et  l'homme figé   s'exécute dans le silence.

Ouïouïouïouï, Renée Louise ... 

Aux Pays-Bas  un certain Ben van Balen  a édifié au plus haut Art littéraire  les plus irritantes tournures linguistiques et des  malentendus  et ceci avec de  l'humour et sarcasme, un livre  destiné à nos chevets pour nous aider à dormir de bonne humeur.



lundi 14 juin 2010

Un rêve.




Cette nuit je me suis réveillée à trois heures du matin, je me suis réveillée après avoir revue une scène d'enfance presque oublié. Depuis longtemps j'ai vaincu ses  frayeurs et je dors dans le noir  m'assurant des nuits de sommeil tranquilles et reposantes.

Est-ce l'écriture qui fait en sorte de faire rejaillir des images,  inconsciemment occultés?

Crépuscule et je suis une toute petite fille apeurée qui  en sanglotant de peur demande   à sa mère de regarder par la fenêtre.  Ma mère continue de battre des oeufs et fixe de son regard  de prisonnière  mutine un homme qui se déplace lentement vers la maison dans la  mystérieuse lumière .  J'entends les  vagues de chants de criquets entrecoupées de silence.  Une  crépuscule tropicale magnifique.

Avec chaque mouvement la faible lumière rejetée dehors par une ampoule nue au dessus de nos têtes crée des éclats sur la lame dans sa main. L'homme n'est qu'un ombre et avance d'un cocotier à l'autre, s'approche lentement de la maison.

Je suis terrorisée.

- Shhh, va chercher Léo! elle commande entre ses dents sans détourner les yeux de la scène dehors et elle  continue de  battre ses oeufs.
- Préviens-le, shhhhh, tu sais bien que nous sommes  protégées ... ce sont les mêmes mots rassurants  si souvent murmurés pour me calmer.  D'habitude elle y rajoute
- Shhhhh, pleurs pas, ne  montre jamais ton peur, les animaux et les bêtes  humains ne te respecterons pas!

J'exécute aveuglement la mission d'alarmer le seul militaire affecté pour nous protéger dans ce riant  abri  d'avant guerre, délabré par balles. Nous sommes   au milieu du chaos d'une lutte pour l'indépendance d'un pays colonisé 350 ans... Léo dort le jour  et ma mère prépare une omelette pour son réveil avant qu'il ne commence  ses tours de garde autour de la maison toute la nuit aidé par mon père, ce soir absent.

Léo nous rejoint dans la cuisine.

- Il est parti, madame,  et il pose sa mitraillette nonchalemment contre un mur,
me regarde et annonce joyeusement

- J'ai compté SEPT NAINS, Renée Louise, assis  sur le mur tout autour de la maison!!!
ils m'ont aidé, tu sais!
et les yeux de tigresse de Louise rient, me caressent.

Cette nuit je me suis réveillée en souriant.


samedi 12 juin 2010

Jerusalem

... and I wonder how long I will be able to persevere and feed this blog, never knowing what I will say next ??  Feeling sad and down right now I seem to know what I will let flow from my fingers as  when I woke up just now a voice on the tv kicked in and entered my sleepy head. I was napping and it mentioned a city where I used to live: Jerusalem, how bizarre, what's the connection?

... Jerusalem was the end of my  Pumps, Pearls and Pocketbook lifestyle  ...  I sort of woke up to reality?  All sorts of different issues are still finding their way into the Jerusalem press office, the Beit Agron, where they culminate and hold the world at bay: I know, I used to go there daily to pick up the press releases.

... and, hey, scrolling for a picture, looking for the château and here I sit one summer amidst my brood  with on each side two  unhappy hooligans as I stare at the screen of my computer at the photo that popped up: I had just dragged the two hooligans  in & out of a much needed shower  ... they're the rowdy part of the clan, still amongst the living and doing what the living do ...  except for my eldest standing tall in the back, holding on to the girls. He died far away from us all fifteen years ago, our very own 9/11 except it was June.

I moved  back to Bordeaux two years ago, had a look at the château we used to live in during a press stint here; this changed château to-day, so wonderfully informal when we lived there: sheep and cows in its pastures, an alcoholic chatelain in saggy britches who pinched our best wines and tried to pinch the girls ... now a stately edifice it is with a mickey mouse vinyard in the front, a chic country manor for conferences, how sad, it used to ring with children's laughter.

I'm not alone -  I know we all have experienced this at one time or another, a personal curtain crashing down. Being unfriended on Facebook by a woman I know in real life, was another one. Friends are a rare commodity I, personally, cannot afford to and will never eliminate with the click of a browser. The connection is Jerusalem, still the world's Tower of Babel with its different stakes, granted, but misunderstandings exist on all levels, having different cultural backgrounds adds to the pandemonium, but hearts beat the same way wherever we go.

Writing this brought solace
Demain, demain il fera jour!




Ecrire

I plead not guilty and I will follow the example of writers that stand up proudly and say "Not guilty" and say no more !!! even if this only is in a blog with zero readers ... hmm, there's me and me and yessss, me ... and and ... ?

No, not guilty!

"Ssshh, Renée Louise! Don't shout, pout or nag -- that's no way to win friends and influence people. Keep that in mind if a petty issue keeps resurfacing despite your best efforts ..."

As read in my iVillage horoscope yesterday.
I hang my head in shame for having such devastatingly ludicrous reading addictions and, to top it all off, not pay heed!

J'écris timidement en français, je lis beaucoup les autres sans me faire des illusions d'être publié un jour, je suis un "écrivain de dimanche" et je dessine avec joie les pas chancelants de mes balbutiements dans la noble langue française ...

No, not guilty!





The painting is by a very dear
and talented childhood friend of mine

Henny Schütz
http://www.facebook.com/album.php?aid=131256&id=594398465&l=fda051b2f5

vendredi 11 juin 2010

Le Poquelin



















Jean-Claude anime depuis 1990 le seul endroit à Bordeaux , au monde? où on peut aller sans s'inscrire, sans obligation de laisser un numéro de téléphone, une adresse, un étât civil; on se présente à Jean-Claude, c'est tout.

Le premier mardi soir de chaque mois, à 20h30 le Poquelin ouvre sa porte pour tous ceux et celles qui aiment la poésie et la belle écriture: pour lire ses propres textes ou ceux que l'on aime ou pour simplement venir écouter.

Hier en promenant Zooey, la porte étant ouverte, j'ai vu Jean-Claude se battre avec les tuyaux de son aspirateur en jurant "M....! que c'est c.. un aspirateur!" et en levant la tête il lance vers le trottoir : "T'es là, toi? que deviens-tu ?? tu sais bien que c'est un endroit unique ici, convivial et sans jugement, trop bête de ne pas en profiter, non? t'habites juste à côté ! ... On te reverra, Renée Louise, tu peux tout simplement venir écouter ?"

Il a expliqué le thème de la réunion de juillet: les fruits.
C'est fait: le Rêve coquin d'une femme raisin est né.

Il y a plus d'un an j'ai manqué de courage pour lire publiquement. Pendant la lecture de mon poème Jérusalem! par le généreux et talentueux Jean-Claude j'ai pleuré sans pouvoir m'arrêter en entendant tonnés les noms de mes copains qui vivent encore là-bas et ceci sans un iota de changement depuis des décennies pour personne à la ronde, tous camps confondus: out of touch and out of reach ... je n'ai plus remis les pieds au Poquelin.

Time to grow up: le premier mardi en juillet j'ai rendez-vous au Poquelin!
L'ambiance édifiante de cet endroit m'a manqué.




Photo André Barrault







Les musulemanes























Consternation!

Cette loi avance-t-elle le quotidien de ces femmes et de ces filles que l'on oblige à se cacher en public ainsi?
Avant au moins elles avaient la possibilité de sortir.

Il fallait trouver d'autres solutions quitte à mieux faire savoir que si elles ne sont pas d'accord, elles ont raison de ne pas l'être et qu'elles savent où se réfugier pour se protéger dans des endroits où elles se sentent vraiment en sécurité pour atteindre une vraie indépendance: émotionelle et pécuniaire.

Les autres devraient être libres de porter ce qu'elles veulent. Ailleurs dans le monde il n'y a jamais eu interdiction de se montrer prêtre ou bonne soeur et cela est toujours le cas ... que je sache.

Je suis triste pour toutes les filles, toutes les femmes qui ne sont pas assez fortes et sont trop craintives pour se révolter contre la dictature familiale: elle ne peuvent même plus sortir, elles sont constamment surveillées et maltraitées.

Qui le saura?



Painting by Renée Louise



jeudi 10 juin 2010

Lecture pour le Poquelin





Mon devoir: écrire pour un rendez-vous sur le parvis de la Maison cantonale dans le cadre du théâtre Poquelin à Bordeaux Bastide.
Le thème: fruits (à emmener et à consommer sur place pendant la lecture).




Le rêve coquin d'une femme raisin


La femme raisin en grappe rit toute sa vie
dans les champs au soleil et dort longtemps
en chais paisible. En plus belle robe rouge
elle est enfermée dans une bouteille.
Attendre encore, prendre de la valeur.
Une nuit elle fugue et se roule vers
la porte d'un chalet et l'ouvre.
Et là, assis dans un fauteuil
devant des rayons jusqu'au
plafond remplis de
livres qui tanguent
elle voit un homme
aux yeux gris,
jean & chemise
en carreaux noirs
en carreaux rouges
livre sur les genoux
qui se lève surpris
se déplie, livre
à la main
?
En riant,
dans la douce lumière
d'une lampe à l'ancienne
la femme raisin se verse lentement
dans un beau verre à cristal, sur un guéridon chiné.