Qui êtes-vous ?

Ma photo
Une franco-américaine résidant en France qui souvent se prend les pieds dans notre noble langue pour les poser dans un plat... mes origines? côté maternel je suis le résultat d'un contact trans-océanique d'un allemand avec une moluquaise, indigène d'une île matriarcale dans un archipel nommé Ceinture d'émeraudes ... simple ...pffffff... Dali m'inspire et je me suis plongée parmi les poissons ...

samedi 16 octobre 2010

Journal d'une révoltée intimidée/le foot et la crise mondiale



C’est le foot et ne pas  travailler qui nous passionnent.

- Mais enfin!!!  bientôt on va travailler jusqu’à soixante-CINQ ans et puis, pourquoi pas, jusqu’à soixante-SEPT ans??? 
- Mais, il y a crise mondiale, et et le reste de l’Europe...
- J’en ai rien à cirer de ce qu’ils font aux Etats-unis!
- Mais en Hollande...

et je me tais. 

J’en reviens de ce Pays-Bas:  ils vont changer l’âge de la retraite de soixante-cinq à soixante-sept ans et il y en a qui sont content de pouvoir continuer de travailler et ceux qui ne le sont pas mais ne sont pas dans la rue pour détruire leur pays;  ils savent tous que crise il y a et   que ce ne sont qu’eux tous ensemble qui peuvent sauver leur  pays  et ce ne sont qu’eux tous ensemble  qui   en paieront les conséquences s’ils le foutent par terre,  leur pays ... qui d’autres???

J’ai timidement voulue en discuter avec une voisine mais elle m’a vite cloué le bec étant si fière d’être française: imagine, même les jeunes ont tout  compris  et puis tout cela ne va pas s’arrêter là!  

Bientôt plus rien dans les pompes à essence - comment vont réagir tous les fanatiques de foot qui ne peuvent plus se rendre aux stades,  ni en  voiture et  ni en train d’ailleurs??? 

et voilà que Jacques sort son rapport...













Ceci n’est qu’un exercice:  les personnages sont fictifs, quoique ...  donc moi et ceux ou celles qui s'y reconnaissent et s’en offusquent ont certainement quelque chose à se reprocher!

mercredi 13 octobre 2010

Journal d’une révoltée intimidée / démo-ci § démo-là

Sans faille, le soleil s’est levé à Bordeaux, les démonstrations se multiplies, joyeusement, oui, OUI: on peut le dire! la bonne bouille de Thibault rayonne de plaisir et notre facteur préféré, lui, affiche une mine de croque-mort pour ainsi motiver à épaissir les rangs un peu plus et la droite reste imperturbable: noblesse oblige volens nolens ... les participants des démonstrations sont nombreux et même les jeunes sêchent les cours et marchent maintenant ...

Mai ‘68, Berkeley? ... j’y pense, je l’ai vécue mais tout ces zélés, tous âges confondus dans nos rues en France s’adressent à d'autres outrances et ne sont guère troublés par des boîtes en bois contenant des morts livrées aux proches ni par des hôtages ailleurs ... ce brouhaha est bel et bien pour ne pas vouloir travailler jusqu’à l’âge de soixante-deux-ans? enfin, le Gouvernement n’a qu’à... !!! Soixante ans, Soixante ans et ça Suffit!!! et c’est à peu près le seul slogan scandé: j’ai eu honte de l’Amérique sous Bush, j’ai honte d’être citoyenne d’une France risible.-


Pour me changer les idées, je me suis secouée hier pour aller m’inscrire, à cause de mon absence de Bordeaux, donc tardivement aux ateliers qui ont débutés à la rentrée (yoga, peinture et écriture) et auxquels je peut, heureusement! encore me joindre - il faut se divertir et ne pas se laisser aller et sombrer dans la morosité: ok Renée Louise, message reçu 5/5, j’ai donc aussi évité d'allumer la radio avec France-info, et pas de télé non plus avec Euro-News et ensuite Télé Matin de Leymergie avec autour de sa table de torture ses habituelles petites esclaves jolies en se tortillant de plaisir d'être là et ses habituels petits esclaves toujours beaucoup moins gâtés par la nature, même moins que lui : on dirait l’esclavage moderne où le beau propriétaire peut humilier et interrompre comme il veut, c’est lui le Producteur et il le fait savoir: Taisez-vous donc, (les larves?) - c’est Moi qui parle!

Je vais aussi éviter de me recoucher, réflexe de fuite lamentable et reconnue comme tant et je vais donc rattacher le bar de ma douche ... si je peux trouver le vis manquant sous la machine à laver le linge, enfin, j’espère bien pouvoir la déplacer sans déstabiliser son bon fonctionnement et cet exercise me fait gagner du temps pour ne pas devoir faire mes saluts au soleil habituels - il fait beau, à Zooey et moi le Jardin botanique!


J’ai déjà surfé sur Orange avec l’intention de m’abonner au Net Plus mais je vois aussi, comme m’a déjà affirmé un ami, que cela risque de me priver d’internet pendant quelques semaines - je hésite donc et je continuerai un peu avec mon nouveau FAI, SFR qui a du racheter Neuf, donc se sont installés des problèmes de non- réception/envoie de mes mails qui se perdent je ne sais où.

Mon humeur ne s’améliorant pas en écrivant, je me dirige vers une boîte à outils rarement utilisée pour rattacher le bar de support de ma douche.


PS

Alors, comme je me suis d'abord exprimée d'une façon plus positive que hier et aujourd'hui en me faisant râleusement du bien, je veux aussi dire que j'aime ce blog: je peux me défouler et à part jeter de la peinture aux supports innocents, je peux aussi! yes, jeter des mots dans l'univers sans embêter qui que ce soit car libre à être lue ou ... pas...


... peut-être à demain?







Rose with a Thorn
by Margo Lee, artiste peintre










Ceci n’est qu’un exercice:  les personnages sont fictifs, quoique ...  donc moi et ceux ou celles qui s'y reconnaissent et s’en offusquent ont certainement quelque chose à se reprocher!

lundi 11 octobre 2010

Journal d’une révoltée intimidée / Nora



Le berger a téléphoné hier soir ...


Depuis quatorze ans le berger et moi aimons passionnément Nora, ma fidèle beauceron qu’il a officiellement adoptée avec amour et fierté quand j’ai quitté mon studio pour retrouver la ville et des activités qui me manquaient tant et auxquelles la vie au fin fond de la campagne ne se prête pas. Nora avait douze ans et elle passe des jours heureux dans les champs l’été et devant la cheminée l'hiver en adoration béate devant son berger... me déculpabilisant en même temps de l’avoir abandonnée ... comme toujours elle a l’élégance de savoir comment réagir quand son aide et son amour sont nécessaires.

Il y a quatre ans, sur un chemin jacquaire escarpé elle est descendue vers moi et elle m’a obstinément tendue son dos en me bloquant le chemin pour que je puisse accrocher la corde à son harnais et me laisser hisser par elle vers le haut pendant ma quête d' atteindre un plateau.

C’est tout dit, c’est tout Nora.




Le coup de fil hier soir du berger était triste mais de son habituel sang froid et résignation devant les événements incontournables de la vie: talons braqués et poings fermés. Un récit laconique avec des mots qui soulagent et irritent à la fois par manque de délicatesse, mais toujours justes et bien dosés pour relever et forcer son monde au même défi salutaire: Nora vient de se coucher, elle est fatiguée et elle est mourante et non, j'assure, t'es venue, t'as dit adieu la semaine dernière quand t'es partie.

Le berger me l'a dit hier soir et puis, il a raccroché.






Nora s'en va?  la Duduche, la duchesse des champs qui touchent l'horizon?


dimanche 10 octobre 2010

Journal d'une révoltée intimidée.


Pfffff... 




Après un absence de deux mois, me voilà de retour à Bordeaux avec une seule préoccupation majeure: continuer à faire mes mamages avec des tubes de peinture et faire joujou avec des mots dans un atelier d’écriture pour améliorer ma langue paternelle ... et même si je parle avec un accent yankee, je suis la fille d’un français pur sang - j'aime mon père et les chevaux - et merci d'oublier le reste de mon ADN: la conduite aux frontières ne m'arrange pas en ce moment.

Tout un programme!

Je n'ai plus écrit quoi que ce soit méritant l'admiration, ni avant ni après ma dégringolade dans les pots de peinture et je compte sur l'atelier d'écriture pour renforcer l’envie d'une écriture au moins sans fautes: j'aurai des devoirs à faire me forçant ainsi vers l'amélioration recherchée ... et, depuis que je n'écris plus, je peints des images, une activité qui m'aide à dégager le trop plein d’émotion et c'est avec plaisir que j'étale ces émotions sur mes propres murs devant lesquels ne viennent scruter avec incrédulité et incompréhension, admettons, les quelques amis sur place, bouleversés par tant de temps perdu pour faire des choses puériles et inutiles qui coûtent de l'argent sans en apporter...


Écrire et peindre...? je trouve cela d'une banalité impardonnable mais j'en suis devenue addict, moi aussi, et le mot addict est à utiliser fréquemment si l'on tient à être lu ou vu et sex-addict est la maladie la plus discutée en ce moment dans les médias, grace au mot "sex(e)", je crois - moi, et je l'avoue timidement: je ne suis qu'un pot-de-peinture-laptop-addict.


L’opinion portée à mes activités innocentes est sévère et sournoisement ou ouvertement négative, obstinément accompagnées d'ailleurs par des références des gens "busy" qui aiment attirer l'attention sur leurs souvenirs d'enfance toujours désastreux genre petites filles aux pieds nus et mal chaussées l'hiver ayant le malheur d’avoir des parents les plus pauvres du village ou d'autres background lamentable et autrement modestes pour contre-balancer une superficialité et m'en foutisme soupçonné de ma part et ainsi fermement déploré, comme certains le font pour punir un petit chiot qui s'est oublié sur le tapis en frottant sont nez dedans . S'y ajoutent les troublantes opinions négatives des enseignantes à la retraite si disciplinées et si bien pensantes affichées dans leurs blogs - alors l'alllure de la globe-trotteuse insouciante avec un port de tête défiant et une langue qui parfois débite frivolités et persiflages pour défendre le territoire menacé de son quotidien, forcèment ... dérange, comme la délurée elle-même est bouleversée par le nombre de zélés inlassables dans les rues et à la télé, qui affichent des comportements des pires des ayatollahs ... non, ma quiétude et paix habituelles et mes activités inclassables ne se prêtent guère à vouloir que l'on gratte un peu à la recherche du positif que l'apparence sans soucis cache car le positif est bel et bien enfouie quelque part dans mes profondeurs - moi aussi je continue ma recherche....

Quoique "admirée", mon indépendance énerve et semble parfois pousser à l'agressivité. Je suis éternellement condamnée au déguisement de la belle plante insouciante, imprévisible, irresponsable et dépensière qui avec le temps ne change pas, du tout, du tout!!! parce qu'elle a eu la vie facile, elle, bref, toute sa vie est facile et sans respnsabilités! tout en fait me tombe tout rôti dans le bec! - je comprends rien à rien ... et je n'ai jamais travaillé de ma vie!!!

Mon "exotisme" attire donc comme amies/femmes des femmes qui veulent absolument me sauver et comme amis/hommes des hommes qui deviennent soit des vrais amis soit restent des hommes qui cherchent des unions plus ou moins sérieuses et deux fois de ma vie, suite aux avances ardentes fortement appréciées, étonnée, j’ai dit oui avec des étoiles dans mes yeux et deux de ces hommes se sont vite transformés en homme/époux: des très bons vivants qui ont aussi ardemment voulus s’amuser ailleurs malgré les voeux d’exclusivité prononcés dont, normalement, je devrais jouir et solennellement exprimés à mon égard et ceci pour la première fois habillée en petite robe blanche devant un pasteur de l’église anglicane dans un pays tropical et pour la deuxième fois devant le maire d’une ville dans l’est de la France, mes longs cheveux noirs enfouit sagement sous le capuchon de moine d’ un volumineux et théâtrale manteau beige en cashmere signé Kenzo, signalant le début des maintes outrances qu'a vécue ma belle-mère.

Le même “exotisme” m’attire comme amies des femmes un peu comme ma belle-mère qui ne veulent que mon bien et qui n'ont jamais quitté le canton, pour ainsi tout dire, et elles sont souvent affligées de vouloir contrôler et tout décider autour d'elles et ceci en mode chantage émotionnel de la victime attitrée: l'autre, l’amie, le petit copain, le partenaire, le mari, les enfants n’ont qu’à s’exécuter et se sentir coupables si refus il y a eu, elles, elles ont tellement, tellement et je cite en vrac : travaillé toutes leurs vies, étudié de longues années, se sont sacrifiées, sont mal-payées, trop occupées, toujours débordées; elles sont érudites, snob, débrouillardes, toujours! sérieuses sur tous les registres imaginables et elles sont surtout extrèmement é-con-om-es et prudentes et refléchies : elles ne mangent que bio et elles habitent que des endroits cossus tandis que moi, je n’ai fait que parcourir le monde sans soucis en me faisant entretenir par mes deux époux avant de commettre les deux ultimes bêtises: les divorcer!!! pour ainsi me laisser paupériser volontairement de plus en plus ... et me voilà, heureuse et en bonne santé dans un quartier popu et convivial snobbé, plein de bruit et de musique ... affreux affreux, j'en suis complexée ...


En voilà une découverte en écrivant ce blog ... je fais jubiler l’ego en berne des priviligiés!!!


Mais en fait,  et en toute modestie,  j'ai de quoi être fière!



... à demain peut-être








P.S.

Ceci n’est qu’un exercice d’écriture:  les personnages sont fictifs, quoique ...  donc moi et ceux ou celles qui s'y reconnaissent et s’en offusquent ont certainement quelque chose à se reprocher!

vendredi 17 septembre 2010

Anniversaire 2010

Aujourd’hui c’est mon anniversaire - je suis en Hollande et il pleut  et Henny et moi se demandent si oui ou non nous partirons ce matin  faire du shopping à Roosendaal ce qui veut dire

La  vallée des roses... sa maison est déjà remplie de ses toiles avec ses fleurs...

Hier une forte et fort sympathique dame coiffeuse hollandaise est venue nous arranger nos têtes pour nous rendre nos  tifs de jeune fille et en même temps une jolie petite polonaise secoue les eidredons de nos lits d’une fenêtre au soleil - ce bas pays nous laisse deviner chaque jour ainsi ce que pourrait bien être la météo, soleil ou pluie?  maintenant, dans une heure ou d’une seconde à l’autre?  - tiens,   il ne pleut plus! Henny et moi vont peut-être partir à Roosendaal ... faire du shopping, mais  surtout   boire un capucino servi avec un petit verre de chantilly avec au fond un doigt de liqueur...

C’est mon anniversaire et la musique qu’a choisie Henny  m’emporte dans ma Time machine à moi et me dépose à Jérusalem où j’ai entendu ce concert pour piano de Beethoven, le même!...  joué par? ...  Asher,  un voisin!
Asher?  qu’est-il  devenu?    Asher  qui déjà?  et je me souviens de son nom:

Asher Fish!

... et  je m’embarque sur une rêverie  comment  du matin au soir la grande musique jubilait à travers les murs de notre  apartement  sur Ethiopia Street à Jérusalem  ...  

m’enveloppant, 
me rassurant 


au moment  même d’une explosion  d’une bombe dans une poubelle,  pas loin,  sur Ben Yehuda. 

Asher jouait et il a continué  de jouer les  quatre  ans de notre séjour, quatre ans,  ponctués par  des bombes sans jamais savoir où et quand et le plein des mauvaises nouvelles de Liban. 

Nous sommes  1985 et ma fille fréquente le lycée français et elle retrouve son petit ami sur Ben Yehuda market:  il est soldat israélien avec la bandolière de son Uzi à l'épaule,  et elle, elle est toujours flanquée par ses copains palestiniens du lycée français et ils   rentrent tous chez nous à Ethiopia Street   et   Asher joue sa musique sur son Steinway et rève et il nous parle et il rit et il rêve  de jouer  pour  Bärenbaum ... et juste là  j'ai googlé   “Asher Fish”  et j’apprends qu’il a ... succédé à Bärenbaum depuis nos adieux à Jérusalem.

Je me dis que c'est bien de vivre cet anniversaire aujourd'hui avec tous les outils sous la main pour communiquer,  même si on ne se connait pas et pour se rassurer et se renseigner et apprendre  et aussi pour pouvoir  écrire  Bravo, Asher! en écoutant la même musique qu'il jouait pour notre plaisir à Jérusalem.




mercredi 15 septembre 2010

mardi 7 septembre 2010

Un mât de mai en septembre.













En septembre, un mât de mai 
danse avec  des souliers jaune aux pieds ... 


jeudi 26 août 2010

Summer 2010 in the Bergerie

Zooey est tombée amoureuse du berger et elle se dore au soleil, patiemment, en attendant un bon petit repas à midi...
c'est l'anniversaire de Steven! --  et nous trinquerons à sa santé!

et vite, vite à table avec un bon vin

sur le menu: cuisses de canard et légumes du potager

Journée splendide et ensoleillée


avec le berger dans son royaume et sa nouvelle nappe cirée...


xox 
and a thousand hugs from Mace,
your Mom in Magic Land
when you look at this
on your iPhone
Wherever  you may be to-day ... 

jeudi 19 août 2010

lundi 16 août 2010

Entre les lignes...




Entre les lignes il y a l'émotion,
vulnérable & humaine.

 Les lignes sont rigides 
comme l'acier  et le titane. 

Elles commandent l'attention des érudits,
elles sollicitent le scrutin des bourgeois.

Entre les lignes se trouve la vérité,
entre les lignes, il y a toi.






lundi 2 août 2010

La danseuse.

Applaudie par les badauds, une jument  danse  
la sueur coule des flancs creux et striés
pour faire des tâches sombres dans la poussière 
et chaque fois elle est  obligée de  recommencer, 
jusqu'à l'épuisement d'un repos forcé?
La cravache est maniée sans merci. 

Je l'achète, sans sourciller,
elle sera l'alibi de mes absences.

Pour en finir avec les cafés du matin et 
les thés de cinq heures aux bavardages futiles
et les parties de bridge silencieuses l'après-midi.
Enfin vivre des  jours heureux et galoper
juste elle et moi, selon nos envies.

Le lendemain, d'un village pas loin
le  tamtam d'un tambour nous parvient
des chocs nerveux traversent ses flancs
et en tremblant ses muscles durcissent
elle se prépare...
Raqasa? 
mais Raqasa déjà danse d'un rythme effréné  
Nerveuse et effrayée elle s'exécute 
la bouche trop dure pour l'arrêter, 
ses flancs sont en sueur.
Je fais avec elle ses pas de danse de chaque figure
et je vis avec elle le désespoir des supplices vécues 
pour tournoyer et tournoyer et tournoyer à deux.

Pétrifiée mes bras entourent son cou et mes mains 
cherchent sa crinière -- quand elle lève ses sabots vers le haut
pour les poser dans l'herbe et recommencer
et accélerer ses pas de danse et tournoyer
elle ne tiendra pas longtemps,
la cravache est  absente,  
je n’ai que sa  fatigue comme alliée.

Chaque jour nos  têtes en vacances
les champs aux fleurs  rouges nous attendent,
pour oublier son passé douloureux 
et pour oublier  mon présent absurde: 
une guerre à l’horizon, le trafique de l'opium, 
la danse sans cesse des hélicoptères 
et les brancards posés sur le tarmac
 - à la hâte récupérés -
sous le sifflement des  hélices;
et les villages traversés où des hommes
du pays sont mollement allongés 
sur des bancs,  pipe à la main, 
des visages de plomb, le regard vide. 
La nuit nous nous divertissons
aux cocktails ronronnants, dans des villas
clinquants entourés de barbelés
pour notre sécurité, soi-disant. 

Ses plaies sont  guéries, ses flancs sont brillants 
et son passé douloureux s'efface lentement.
Attentive et  fière, la jument aux yeux de miel, 
en toute souplesse, se laisse guider par mes genoux.
Le jour est venu qu'en témoin silencieux, 
étonnée  
je regarde Raqasa ... danser, 
danser, délicatement...

Elle danse toute seule pour son plaisir à elle, 
ses sabots cherchent et trouvent des pas pour un éphémère  ballet:
Et je sais que pour elle les tambours se sont tus, elle 
ne les écoutera plus, Raqasa danse... 
à l'aube et dans le silence.


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vendredi 30 juillet 2010

Revenues at home

@Home again, Zooey est scandalisée, elle dort entre mes bras devant mon MacBook  et j'ose la réveiller --  bientôt nous partirons prendre un train pour nous enterrer dans une bergerie dans  la France profonde: deux chaines de télé, se doucher dans un pré, pas d'internet,  travail au potager même mon portable ne fonctionnera pas. La paix et une très bonne table, le berger y veillera.

Une voiture pour descendre au village voir les deux copines rigolottes ... you guys, you know what it's like up there - it's not exactly Cannes,  Ile de Ré or Biarritz, but I will be SAFE, Hervé still has his machete next to the front door and Nora, Boule and Mozart will valiantly defend me when I'm alone in the bergerie -- let's just hope they won't eat Zooey for breakfast or think she's a rat! As you can see I DID NOT stuff myself with chocolates and cookies and pies during my week in Biarritz -- not to worry  -- you won't hear from me until the end of August, if anything comes up or if you'd like to say hello, use the landline, the berger never lugs his cell around with him and my cell doesn't work up there.

A few pics of Biarritz, nothing has changed since Steven was there with Audrey, the hortentias look wilted, it's been too hot for a spell.
Take care.

PS
I only spent one day on the beach ... too crowded ... used my umbrella just like all the Japanese and Chinese  women do, mine was purple ... wall-to-wall people and hot as hell.


























mercredi 21 juillet 2010

La Garonne, tout simplement...

Me voilà à bord d'une péniche,


  les tableaux désuets se suivent

 
 et sont toujours d'actualité,  précieusement sauvegardés




 et la grâce d'un ciel ensoleillé
sur un fleuve couleur ocre ...
c'était hier.

Aquitaine: ses trésors pour notre confort.




samedi 17 juillet 2010

Automne/Hiver 2008 et une bronchite carabinée comme surprise de Thanksgiving,  amorcée par  les vents glaciales  à Washington pour  s’aggraver en  pneumonie  à New York où, entre autres activités pour célébrer les fêtes et les retrouvailles familiales,  à  Times Square   j’ai dragué les magnifiques chevaux de la Police montée (et les très beaux cavaliers)  et j’ai aussi longuement admiré l’arbre de Noël  géant et l'étincellement de ses boules de cristal de Svarovski,  à  -17°C.



Prochain arrêt l’aéroport de  L.A. où ma file m’entoure de ses bras et j’entend  sa belle voix enjouée  “ Oh, Mace!  que tu es Belle - mais t’as l’air si...  mystérieuse? “ - me transportant en pleine drame de la Dame aux camélias --  normal que je suis belle aux yeux de ma fille:  nous   sommes deux PDG de la même  société d’Admiration mutuelle  -- peu importe que j’ai l’air d’une nouille trop cuite après deux visites dans les unités d’ urgences de Washington et de New York - je ne peux presque plus respirer -  elle ne le réalise pas encore -  et elle me trouve... Belle! 

“Maman!”  je suis, durant toute cette visite de six semaines, pour mieux me sermonner - tout va bien maintenant, pour elle  je suis redevenue “Mace-tu-ne-fumes-plus? - WOW!!!” ou "Mace-are-you-SMOKING-no?-GOOD!"  je n’ai pas honte d’avouer que ma fille me manque; les cigarettes me manquent terriblement parfois - ma santé est au top aujourd'hui et c’est trop bête de recommencer.
 
Je vois que sur  Yahoo! -- il y a 83 semaines! --  j’ai ouvert une @yahoo.com adresse sur laquelle  je m'identifie comme   “Renee Lou a.k.a.  the Wondrously Wheezing and Warbling Wayfaring Witch from Topanga.”  ... des souvenirs me sont revenus  avec ce a.k.a. curieux et  poétique (sic) et je traduis:






"Sifflements & Gazouillis d’une  Sorcière Voyageuse Émerveillée 
à Topanga"



jeudi 15 juillet 2010

Le foot toujours le foot ... Avertissement!

Il parait qu’aux Pays-Bas les prestations sont - et je traduit -  “posées” comme sont “posés” les rubans. Les footballeurs  néerlandais ont donc, eux aussi,  posé une prestation et des ministres en cravate orange ont posé  des rubans même pour compenser une prestation sans résultat espéré -- en France tous les médias confondus ont fait des choux gras avec leurs footballeurs: la douce France entière  a  lynché  nos footballeurs ET  leur sélectionneur ringard, suite a une  prestation "posée".  Aujourd'hui -- et ceci est un info très important!  --  je vais donc poser une prestation chez moi:  je vais faire mes courses sans payer, m'enfuir en douce  et attendre  que l’on sonne à la porte pour me les ranger en reconnaissance!

Je rajoute qu'étant presque sinistrée et retrouvée morte dans mon lit hier matin  suite à la nonchalance d'un voisin qui a jeté ses mégots sur le toit d'un cabanon sous mes fenêtres et  qui doit bien rigoler car c'est moi l'accusée  ...  que je continue à aimer stoïquement et passionnément  la France ... que  d'une moitié, l'autre moitié est souvent désespérée et je suis sure que si j'avais des lecteurs pour mes pensées spontanées certains  me demanderont  de rentrer chez moi si je ne suis pas contente d'être là ... désolée: pour "la française" et "l'américaine"  il y a longtemps déjà qu'un pays d'attache s'est  nolens volens égaré et que je suis bien dans ma "benaugerie" où la petite fille sur sa valise s'est posée!



Avertissement!
trouvé sur l'internet
je ne sais plus où...


Fable de fin d'été.



Il était une fois une pomme jaune et brune. 

Elle eut l'outrecuidance de se prendre pour la lune. 

« Ne suis-je pas jaune, dit-elle, comme cet astre lunaire ? » 
 
Cette fatale erreur lui encombra l'esprit 



si bien qu'elle en tomba par terre, 
 
où dès le lendemain elle se trouva pourrie... 



Il était une fois une bien belle orange. 

Elle osa un beau soir se comparer à la reine de la nuit.

« Ne suis-je pas mieux qu'elle, puisqu'orange est mon nom ? 

Voit-on dans l'univers un si beau cercle rond ? » 



Elle critiqua hargneuse, cette planète qui fuit. 

Pauvre fruit vaniteux qui bientôt a bleui...







II était une fois un Monsieur Potiron. 

Enflé dès sa jeunesse d'une panse facile, 

il admirait beaucoup ses quartiers imbéciles. 

«Moi j'égale, clamait-il, la lune rousse de l'amour. » 

 
Quelques gouttes de pluie suffirent pour toujours 

à amollir ses formes et cribler son bidon. 


 

Il était une fois une lune d'argent... 

Voyez-vous, Messieurs dames, comprendre qu'à tout jamais 

 La lune est unique et reste un beau secret, 

appartient à certains dont les âmes sereines 

voyagent tout le temps et imaginent sans peine. 

 
Celles qui savent que toute histoire bien belle

n'est que la vérité d'un idéal réel. 




Ecrit par ELPERU

Tous droits réservés ©

mardi 13 juillet 2010

Le temps des cerises ... et un presque incendie!

 

Ce matin le temps de cerises avec Titou et ce soir? ...  un incendie?

Croyant que c’était la fumée d’un BBQ j’ai voulu fermer les fenêtres et je vois que juste sous les fenêtres de ma loggia, le toit du cabanon en bas  est en train de fumer. J’alerte le voisin coupable qui a appelé les pompiers,  quand-même!

Cela avait l’air assez anodin mais quand les pompiers ont enlevé les tuiles, les poutres et la laine de verre  étaient en train de se consumer. Un petit feu anodin  qui a  pu se transformer en un vrai incendie,  attisé par la bise de la nuit. 

Mon  voisin a l’habitude de jeter ses mégots en biais sur le toit du cabanon en bas de chez moi-- cette fois-ci avec une cigarette mal éteinte.  A la question des pompiers si je fumais, je l’ai nié -  je ne fume ... pas. 

Visiblement ils  ne m’ont pas cru! le voisin a du bien rigoler.





lundi 12 juillet 2010

Laurent (1925-2010)



Le papy est mort la nuit du 6 au 7 juillet -  à 85 ans - le beau-père de ma meilleure amie.  Il est le papy pour toute la famille et j’avais ressentie que pour lui, ce n’était pas agréable d'être papy tout court pour tout le monde, venant des autres, des étrangers, c'était même ... condescendant. Plus la vieillesse s’impose plus le sentiment de perdre son propre identité  se rajoute à la perte de l’identité professionnelle - déjà suffisamment douloureux pour certains et puis tout ce qu'il en reste comme communication est papy-comment-tu-vas-bien?


Nous avons des partenaires avec lesquelles nous avons fait  des enfants. Nous continuons notre vie, seule ou avec un partenaire et  nous restons une femme ou un homme avec un prénom, malgré une famille pour laquelle nous sommes les parents et les grand-parents ou comme moi, pour le beau-père de ma meilleure amie, qu'une pièce rapportée. Comment l’appeler? la réponse était:  comme tout le monde,  tu l’appelles Papy!

Je sentais que l’homme qui s’appelle Laurent n’était pas content d’être devenu papy pour tous, mais à quoi bon lutter?  La mammy et le papy c’est comme une voile d’amour , également  une voile d’oubli  que l’on jette sur des parents vieillissants de plus en plus inutiles et pesants,  souvent à l’écart  mais ce sont des termes si aimants et déculpabilisant dans les   familles où le plupart de temps on  s’adresse la parole au-dessus des têtes de leurs papy et leurs mammy adorés, et les petits-enfants devenues lycéens les imitent.

Et si on est toujours comme le reste de la famille?  et on est comme eux, un prénom? - je crois qu’il y aurai bien  plus de respect et plus de  communication avec les enfants et  les petits-enfants devenus des adultes  et moins de condescendance!  Peut-être que j’ai  des pensées futiles et que ce n'est pas le genre de question que l’on se pose.

Il y a quelques jours, au milieu de la nuit,  je me suis réveillée, effrayée,  car j’entendais une voix tonner mon prénom:  Renée! en même temps la petite  Zooey est  debout de peur et elle   a aboyé ce qu’elle fait rarement; le lendemain j’ai appris que Laurent est mort -- est-il venu me l'annoncer? -- question très inconfortable et ésotérique pour laquelle je m'excuse.

Aujourd'hui je reviens de son enterrement dans le Médoc, et lentement nous avons suivie le cercueil  vers son dernier repos à coté de sa femme  au milieu des vignes. Beau pays.

Avant,   la messe à l'église du village.  Le village de mon amie, la fille de sa femme, elle y  est née et elle s'y est mariée,  dans la même église,  et j'ai découverte à travers les témoignages qui était ce papy avant de devenir un vieil homme un peu ... désagréable ... un peu et  parfois même  beaucoup désagréable --  cet  homme très grand et solidement battit qui souffrait de sentir  sa santé se décliner et   d'une manque d'exister et de la solitude après la mort de sa femme --  faute à personne, mon amie s'est toujours donné du mal et avec beaucoup d'amour et de générosité  elle était  présente le plus possible dans sa vie. Pour son entourage et même pour les étrangers il a terminé sa vie comme papy, un papy-comment-tu-vas?  ... bien?

J'ai appris qu'il était travailleur consciencieux, qu'il a élevé deux filles et qu'il a adoré la mère de mon amie, qu'il était résistant et qu'il a activement participé à la défense de Royan; un homme dont la vie a disparue et oubliée  bien avant son enterrement aujourd'hui.

Deux anciens combattants,  les drapeaux haut,
ont salué l'homme qui s'appelait Laurent.