Pfffff...
Après un absence de deux mois, me voilà de retour à Bordeaux avec une seule préoccupation majeure: continuer à faire mes mamages avec des tubes de peinture et faire joujou avec des mots dans un atelier d’écriture pour améliorer ma langue paternelle ... et même si je parle avec un accent yankee, je suis la fille d’un français pur sang - j'aime mon père et les chevaux - et merci d'oublier le reste de mon ADN: la conduite aux frontières ne m'arrange pas en ce moment.
Tout un programme!
Je n'ai plus écrit quoi que ce soit méritant l'admiration, ni avant ni après ma dégringolade dans les pots de peinture et je compte sur l'atelier d'écriture pour renforcer l’envie d'une écriture au moins sans fautes: j'aurai des devoirs à faire me forçant ainsi vers l'amélioration recherchée ... et, depuis que je n'écris plus, je peints des images, une activité qui m'aide à dégager le trop plein d’émotion et c'est avec plaisir que j'étale ces émotions sur mes propres murs devant lesquels ne viennent scruter avec incrédulité et incompréhension, admettons, les quelques amis sur place, bouleversés par tant de temps perdu pour faire des choses puériles et inutiles qui coûtent de l'argent sans en apporter...
Écrire et peindre...? je trouve cela d'une banalité impardonnable mais j'en suis devenue addict, moi aussi, et le mot addict est à utiliser fréquemment si l'on tient à être lu ou vu et sex-addict est la maladie la plus discutée en ce moment dans les médias, grace au mot "sex(e)", je crois - moi, et je l'avoue timidement: je ne suis qu'un pot-de-peinture-laptop-addict.
L’opinion portée à mes activités innocentes est sévère et sournoisement ou ouvertement négative, obstinément accompagnées d'ailleurs par des références des gens "busy" qui aiment attirer l'attention sur leurs souvenirs d'enfance toujours désastreux genre petites filles aux pieds nus et mal chaussées l'hiver ayant le malheur d’avoir des parents les plus pauvres du village ou d'autres background lamentable et autrement modestes pour contre-balancer une superficialité et m'en foutisme soupçonné de ma part et ainsi fermement déploré, comme certains le font pour punir un petit chiot qui s'est oublié sur le tapis en frottant sont nez dedans . S'y ajoutent les troublantes opinions négatives des enseignantes à la retraite si disciplinées et si bien pensantes affichées dans leurs blogs - alors l'alllure de la globe-trotteuse insouciante avec un port de tête défiant et une langue qui parfois débite frivolités et persiflages pour défendre le territoire menacé de son quotidien, forcèment ... dérange, comme la délurée elle-même est bouleversée par le nombre de zélés inlassables dans les rues et à la télé, qui affichent des comportements des pires des ayatollahs ... non, ma quiétude et paix habituelles et mes activités inclassables ne se prêtent guère à vouloir que l'on gratte un peu à la recherche du positif que l'apparence sans soucis cache car le positif est bel et bien enfouie quelque part dans mes profondeurs - moi aussi je continue ma recherche....
Quoique "admirée", mon indépendance énerve et semble parfois pousser à l'agressivité. Je suis éternellement condamnée au déguisement de la belle plante insouciante, imprévisible, irresponsable et dépensière qui avec le temps ne change pas, du tout, du tout!!! parce qu'elle a eu la vie facile, elle, bref, toute sa vie est facile et sans respnsabilités! tout en fait me tombe tout rôti dans le bec! - je comprends rien à rien ... et je n'ai jamais travaillé de ma vie!!!
Mon "exotisme" attire donc comme amies/femmes des femmes qui veulent absolument me sauver et comme amis/hommes des hommes qui deviennent soit des vrais amis soit restent des hommes qui cherchent des unions plus ou moins sérieuses et deux fois de ma vie, suite aux avances ardentes fortement appréciées, étonnée, j’ai dit oui avec des étoiles dans mes yeux et deux de ces hommes se sont vite transformés en homme/époux: des très bons vivants qui ont aussi ardemment voulus s’amuser ailleurs malgré les voeux d’exclusivité prononcés dont, normalement, je devrais jouir et solennellement exprimés à mon égard et ceci pour la première fois habillée en petite robe blanche devant un pasteur de l’église anglicane dans un pays tropical et pour la deuxième fois devant le maire d’une ville dans l’est de la France, mes longs cheveux noirs enfouit sagement sous le capuchon de moine d’ un volumineux et théâtrale manteau beige en cashmere signé Kenzo, signalant le début des maintes outrances qu'a vécue ma belle-mère.
Le même “exotisme” m’attire comme amies des femmes un peu comme ma belle-mère qui ne veulent que mon bien et qui n'ont jamais quitté le canton, pour ainsi tout dire, et elles sont souvent affligées de vouloir contrôler et tout décider autour d'elles et ceci en mode chantage émotionnel de la victime attitrée: l'autre, l’amie, le petit copain, le partenaire, le mari, les enfants n’ont qu’à s’exécuter et se sentir coupables si refus il y a eu, elles, elles ont tellement, tellement et je cite en vrac : travaillé toutes leurs vies, étudié de longues années, se sont sacrifiées, sont mal-payées, trop occupées, toujours débordées; elles sont érudites, snob, débrouillardes, toujours! sérieuses sur tous les registres imaginables et elles sont surtout extrèmement é-con-om-es et prudentes et refléchies : elles ne mangent que bio et elles habitent que des endroits cossus tandis que moi, je n’ai fait que parcourir le monde sans soucis en me faisant entretenir par mes deux époux avant de commettre les deux ultimes bêtises: les divorcer!!! pour ainsi me laisser paupériser volontairement de plus en plus ... et me voilà, heureuse et en bonne santé dans un quartier popu et convivial snobbé, plein de bruit et de musique ... affreux affreux, j'en suis complexée ...
En voilà une découverte en écrivant ce blog ... je fais jubiler l’ego en berne des priviligiés!!!
Mais en fait, et en toute modestie, j'ai de quoi être fière!
... à demain peut-être
P.S.
Ceci n’est qu’un exercice d’écriture: les personnages sont fictifs, quoique ... donc moi et ceux ou celles qui s'y reconnaissent et s’en offusquent ont certainement quelque chose à se reprocher!

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